• Crise du Covid19 et Spinoza

    Le Déluge Françis Danby 1840La crise du Covid19 est le révélateur d'une société qui, n'en pouvant plus des ingérences d'un pouvoir centralisé qui la déboussole sans cesse, devient folle. Quand on en est à ce point de déshérence, pourquoi ne pas tenter de retrouver une boussole dans les pensées des temps passés? La crise actuelle fait bizarrement raisonner certaines phrases de Baruch Spinoza, un des penseurs les moins consensuels de son temps.

    Comment ne pas être fasciné par tous ces gens qui, faisant confiance aux messages du système, renoncent à la vie normale, aux rapports sociaux réels, et portent un masque tout en pratiquant la distanciation sociale? Cette pratique de la distanciation sociale est une renonciation à notre humanité et désigne le corps de l'autre comme un danger pour ma personne. Comment en est on arrivé là? Comment une stratégie si grossière a-t-elle pu fonctionner auprès de tant de gens? Tout cela n'est que l'indication du désastre de la modernité. Une époque qui a généré une société de fantômes désorientés, individus cassés dès leur prime jeunesse par leur introduction dans le système de destruction et d'embrigadement de la jeunesse que l'on nomme "école" et dont ils sont ressortis plein de doutes sur eux-mêmes à force de bonnes et de mauvaises notes; dont ils sont ressortis mutilés par les continuelles remontrances de ces affreuses maîtresses qui vivent passionnément leur hideuse vocation. On n'a jamais grandi quelqu'un en le mesurant, certes, mais combien en a-t-on définitivement rapetissés en les évaluant sans cesse? S'il n'y avait que l'école... L'industrie culturelle et ses écrans les ont sans cesse séduits en leur proposant des produits culturels standardisés leur ayant fait perdre toute idée du beau et de la transcendance. Et les médias qui, depuis leur invention, n'ont jamais cessé d'entériner l'ordre en place sous couvert d'une fausse contestation, quand il en existait encore une... Qu'on vienne me donner l'exemple d'une démocratie qui ait perduré grâce à la presse. "La liberté de la presse" comme la nomme ceux qui nous font taire, n'a jamais été que le cache-sexe du mépris de classe. D'ailleurs, peut-on me donner l'exemple d'une démocratie dans une république? A-t-on jamais vu les deux aller ensemble? Passons... Une société peuplées de fantômes, disais-je, isolés par le monde du travail où ils n'ont jamais pu accomplir quoi que ce soit d'eux tant ils sont sans cesse harcelés par des procédures. Des gens qui n'ont jamais pu agir tant le système social est devenu autoritaire et implacable, toujours condamnés à l'obéissance, une obéissance sans cesse légitimée par l'utilité, par les justifications malignes d'une hiérarchie qui n'a pourtant jamais suivi son intérêt qu'en désorganisant ceux qui lui obéissent. Rappelons-nous bien que sans action, la vie n'est pas. La vie est action. A bien y regarder, comment une population à ce point martyrisée, et sans en avoir conscience, aurait-elle pu avoir les ressources pour résister à une offensive de la puissance de celle que nous vivons?

     

    Nous voilà donc dans un monde nouveau, celui de l'après-Covid19, avec des gens qui sortent masqués dans la rue, qui portent le masque même quand ils sont seuls au volant de leur voiture, ou quand ils font du vélo (véridique), des gens qui vous évitent quand vous vous approchez trop d'eux, ou si vous n'avez pas de masque. La fameuse distanciation sociale nous tue. C'est son rôle. Le spectacle du Covid, organisé par l'oligarchie financière (je ne dis pas ici que le coronavirus est une fabrication, je n'en sais rien, quoi que. J'évoque juste le spectacle qui a été fabriqué autour de lui), bat son plein et l'on voit ce qui nous reste de société tomber en lambeaux. Dans la grande déprime qu'engendre un paysage si funeste, il est intéressant de se pencher sur les vieux auteurs, sur leur façon d'entrevoir l'humanité, sur ce qu'ils en disent. Il y en a un qui me vient à l'esprit depuis quelques temps, c'est Spinoza. Certes, il s'est fourvoyé dans cet horrible contractualisme, se faisant ainsi l'avocat des puissants dont il a légitimé le pouvoir. Mais le portrait qu'il tire de l'humain dans son Traité théologico-politique reste intéressant au regard de ce qui nous arrive. 

    Dans la préface, il explique que puisque les hommes sont rongés par leur désir de biens incertains de fortune, ils sont enclins à la crédulité et, dans le doute, cette dernière suit les vents idéologiques. Plus encore, selon lui, cette crédulité est d'autant plus changeante qu'elle est suspendue entre l'espoir et la crainte alors qu'à l'inverse, quand elle est assurée, elle s'enfle d'orgueil. Comment ne pas penser à l'actuelle crise du Covid19, où une masse de consommateurs, c'est-à-dire d'individus matérialistes rongés par un désir de réussite matérielle dont la réalisation ne dépend pas d'eux, obéit par pure superstition aux injonctions d'un monde médical aux ordres du pouvoir? Cette masse est ontologiquement promise à la superstition car le chemin qu'elle suit ne lui appartient pas. Elle a accepté les lois d'un monde où elle sera l'éternelle perdante, où elle ne maîtrisera jamais rien car ces règles donnent à la classe sociale dominante les pleins pouvoirs. Condamnée à suivre les mythologies spectaculaires fabriquées par ceux qui tiennent le pouvoir économique, elle erre au gré des superstitions que lui distillent ses ennemis: réussite scolaire, ascenseur social, égalité républicaine, etc. Le nombre de ces fariboles dépasse l'entendement mais la masse les adopte comme des vérités révélées espérant ainsi accéder à la félicitée matérielle, seul horizon d'une vie sans aventure. Les quelques uns, de plus en plus rares, qui réussiront dans cet enfer moderne incompréhensible, deviendront des petits kapo du système, managers plein d'orgueil, coach à la fois bienveillant et arrogants.

    Spinoza insiste sur le fait que "les hommes ne sont dominés par la superstition qu'autant que dure la crainte". Aujourd'hui, la population est soumise aux aléas d'un système économique et politique qu'elle ne comprend tout simplement pas. Doit-on s'étonner de la peur? Doit-on s'étonner de la superstition? Observons le triste spectacle du Covid19. Sans même comprendre le fonctionnement du Coronavirus, la population apeurée accepte le confinement, adopte les gestes barrières, le masque et la distanciation sociale, véritables talismans vendus par les oracles que sont les médecins, pour la plupart à la solde des laboratoires pharmaceutiques (N'oublions pas que 50% de cette profession adhéra au parti nazi en Allemagne. Les docteurs, il faut bien le reconnaître, n'ont jamais brillé ni par leur courage ni par leur indépendance d'esprit... Exception faite d'un Didier Raoult ou d'un Denis Rancourt). La gestion du la crise pré-fabriquée du Covid19 repose sur la peur et son enfant, la superstition.

    Bien entendu, Spinoza n'évoque pas la science ou la médecine. Non, il porte plutôt son effort sur les affres de la religion dont il considère la forme de son époque comme équivalente à une superstition. Mais finalement, nous voyons aujourd'hui que l'apparat scientifique remplace la religion, et ce sans éviter aucunement la superstition, bien au contraire. En effet, l'usage qu'en fait le pouvoir, pouvoir qui entoure la science des experts "du plus scrupuleux et constant respect" (Spinoza, Traité théologico-politique, GF Flammarion, Paris, 1965, p.21. Il parle de la religion mais je transpose à la science), n'a d'autre fonction que de faire déraisonner la population. Dans le spectacle moderne, tout n'est que tromperie. Spinoza, qui vit les débuts de la modernité, constate d'ailleurs que le "grand secret du régime monarchique et son intérêt majeur est de tromper les hommes et de colorer du nom de religion la crainte qui doit les maîtriser, afin qu'ils combattent pour leur servitude, comme s'il s'agissait de leur salut [...]". Remplacez "monarchique" par "oligarchique" (ou "démocratique" pour ceux qui croient encore au spectacle), "religion" par "science" (ou "médecine" pour la crise du Covid mais la médecine est aujourd'hui une émanation de la science) et vous obtenez la configuration actuelle. Rien n'a changé en occident depuis la modernité.

    Le Covid19 n'est pas une maladie grave, on le voit ici de la bouche même des chiens de garde. Mais il sert d'outil pour tromper les hommes et le régime colore du nom de science la crainte qui doit les maîtriser. Contemplons tous ces gens masqués dans la rue. Examinons comment ils collaborent à leur perte en obéissant par la peur aux injonctions d'un pouvoir inique qui n'a d'autres buts que de les désorganiser pour les isoler et ainsi les affaiblir pour les exploiter. Ceux-là, et ils sont nombreux, combattrons coûte que coûte pour leur servitude et tuerons les dissidents. Aussi collaborent-ils effectivement à leur perte, ainsi qu'à celle de leur peuple pour résoudre les injonctions contradictoires que génère l'incohérence des informations distillées par le pouvoir. On arrive alors à ce style d'événements. Ce triste exemple est la situation idéal pour le pouvoir : le petit peuple se divise et se bat de par la peur générée par la crise préfabriquée. L'utilisation manipulée du discours scientifique et la communication étatique constituée de nombreuses infox parviennent à désorienter la population, la jetant ainsi dans la peur et sa cohorte de superstitions (gestes barrières, distanciation sociale, etc.), de façon à mettre en place l'agenda de l'oligarchie, agenda dont on peine encore à saisir les contours. Par la superstition, la population se retrouve à obéir aux injonctions du pouvoir alors que dans le même temps se constituent en elle des préjugés qui rabaissent les esprits, les empêchant de raisonner correctement, d'analyser la situation en prenant du recul face aux infoxs de la nébuleuse des systèmes politiques et économiques (telles celle concernant l'hydroxychloroquine).

    Spinoza écrivait sur ces "préjugés qui réduisent des hommes raisonnables à l'état de bêtes brutes puisqu'ils empêchent tout libre usage du jugement, toute distinction du vrai et du faux, et semblent inventés tout exprès pour éteindre toute la lumière de l'entendement" (ibid., p.23). Mais nous savons aujourd'hui qu'une telle masse tourmentée, inquiétée, qui déraisonne, peut se comporter de façon bien plus barbare qu'une bête sauvage, le XXème siècle est passé par là! Les préjugés que le spectacle moderne instille en eux sont de formidables ressorts pour un pouvoir qui désirera les mobiliser pour une guerre, un pogrom ou n'importe quelle chasse aux dissidents (peut-être ceux qui refuseront le vaccin à venir ou le carnet de vaccination sous-cutané, déjà testé sur des rats et que la fondation Gates s'apprête à essayer... devinez où?... en Afrique ou au Bengladesh. C'est-à-dire les zones martyres du capitalisme. On en est là!). Essayons de comprendre l'avènement du nazisme dans les années 30. Son discours n'était pas un discours de haine, de guerre et de massacres, non c'était un discours apparemment de bon sens promettant des lendemains meilleurs, mâtiné de protection animale, de lutte contre le cancer, contre la cigarette (et oui, déjà...), de souci de la condition de la femme. Si tant d'allemands ont plongé dans le piège, ce n'est par parce qu'ils étaient fous ou assoiffés de sang mais simplement parce qu'ils ont vu dans le national-socialisme une promesse de lendemains qui chantent. Voilà ce qui est en train de nous arriver aujourd'hui : la population acquiesce aux injonctions d'un pouvoir bienveillant qui la prive de liberté au nom de sa santé. Incapable d'analyse, jetée dans la superstition par des discours contradictoires et inquiétants, elle accueille la venue d'un ordre nouveau, de contrôle total qui va nous mener vers la troisième guerre mondiale. Derrière le contrôle social total qui advient de par la crise du Covid19 se trame l'affrontement de deux blocs : le bloc atlantiste et le bloc sino-russe. De la même façon que ce bétail superstitieux a accepté d'être privé de liberté au nom de sa santé, il ira à la guerre au nom de sa sécurité.

     

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